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FETE DU ROSER D’ALBERE Le ciel ne semblait pas vouloir être de la partie en ce premier dimanche d’Août de la traditionnelle fête du Roser d’Albera. Pourtant, dès le milieu de la matinée, la placette de Saint Jean bourdonnait de conversations d’adultes et de rires d’enfants. Il faut dire que les sautes d’humeur du temps sont rares en cette période, et que les habitués du Roser ne se laissent pas décourager par quelques nuages récalcitrants. Dès que la cloche appela les fidèles à se rassembler dans la petite église où officiaient les abbés Germain et Segondy, un silence subit s’empara de l’espace champêtre pour le rendre aux frémissements des feuillages et aux murmures de la source. A la sortie de la messe la fête retrouva son rituel immuable, avec l’hommage aux albériens tombés pour la France, dans le petit cimetière attenant à l’église ; le retour des élus sur la place au son de la cobla la Principal del Rosselló, et le traditionnel discours du premier magistrat. Une chronique albérienne, certes, mais toujours émouvante, à travers des mots simples évocateurs de la vie de ce petit village et de ses mas dispersés dans la nature. Quelques éclats cependant, car monsieur de Besombes en maire préoccupé par le bien-être de ses administrés et l’avenir de sa commune, profitait de la présence de madame Irlès, députée, et de monsieur Garrabé vice-président du Conseil Général pour s’élever contre certaines mesures administratives comme l’implantation des Zones Rouges, qui risquent de condamner les communes montagnardes à la régression. Tout le monde se retrouvait devant le bar pour l’apéritif offert par la municipalité puis sur la place pour les premières sardanes, et enfin pour le repas servi au restaurant Can Joan. Un rayon de soleil parvenait à percer les nuages pendant la belle série de sardanes de l’après-midi, tandis que quelques étoiles daignaient se montrer le soir durant la prestation de l’excellent groupe Blues de Picolat. Encore une fête qui laissera au cœur de chacun un peu de nostalgie faite des souvenirs du passé et des moments plus récents qu’on ne revivrait que l’année prochaine. Joan TOCABENS Cliquez sur la vignette pour
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